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La Reine des Neiges

8 Jan

La Reine des Neiges

10.5/20

Un voyage plaisant

Quand Chris Buck et Jennifer Lee présentent La Reine des Neiges, l’hiver se métamorphose.

Le titre, l’affiche, le sujet de ce film d’animation invitent les amoureux de l’empire Disney à se ruer dans les salles de cinéma à la découverte d’un monde de glace empli de promesses. Le mélange de ces ingrédients attirent incontestablement un large public. Le fil conducteur de l’histoire accroche. L’espoir d’être complètement absorbé par l’aventure demeure vivace jusqu’à la fin. L’enchaînement de l’action participe à créer ce sentiment d’attente, agrémenté en chemin par quelques surprises délectables. Judicieusement employé à plusieurs niveaux, l’humour parvient à toucher petit et grand, selon l’état d’esprit du moment. L’atmosphère glaciale, l’exploitation de la 3D, le graphisme, les décors, remplissent parfaitement leur mission. Les personnages haut en couleur illuminent l’écran. La personnalité de certains d’entre eux, à l’image de celle d’Anna, ou Kristoff, prouve les efforts de Disney à redonner des nuances à ses êtres animés, pour qu’ils retrouvent leur singularité marquante d’antan. Cet art passé finira peut être par renaître de ses cendres. Des esquisses de ce renouveau se dévoilent. La chanson Libérée, délivrée détient sans nul doute les qualités requises pour rejoindre les grands classiques musicaux inoubliables offerts dans un passé relativement proche par la célèbre entreprise. La puissance et l’émotion, liant admirablement les gestes à la parole, émerveillent. La scène vaut le détour.

Bien que les ressentis s’avèrent plutôt positifs à la tombée du rideau, les espérances du spectateur ne s’en trouvent pas pour autant entièrement comblées. En ce qui concerne la prétendue adaptation du conte de Hans Christian Andersen, le lecteur est en mesure de se demander en quoi elle épouse de près ou de loin l’œuvre originale. Mise à part la figure de la reine, paradoxalement peu développée sur le format papier, le scénario n’a absolument rien à voir avec l’imaginaire de l’auteur. Dans ce cas, pourquoi l’affirmer ? La première désillusion vient de ce « mensonge » déstabilisant. L’intrigue linéaire semble ensuite fade, au regard du potentiel du projet. Loin d’être explosive, la chute n’interpelle aucunement. Les héros manquent de profondeur. Cette faiblesse donne l’impression d’une faille dans leur conception morale et physique. La beauté des jeunes filles ne dupe personne. Leurs apparences terriblement banales irritent. Leurs visages ronds, lisses, aux grands yeux et petits nez collent trop à la représentation féminine adoptée par l’univers animé actuel. La métamorphose d’Elsa en souveraine invincible ne se justifie pas sur tous les tableaux. Incroyablement maquillée, les hanches démesurément larges, elle arbore à plusieurs reprises un regard et une attitude déplacés, presque gratuits, dans le contexte. Seul son sublime costume arbore la pureté digne d’une princesse signée Disney. Certes, la Megara d’Hercule (1997) est davantage provocatrice, mais ce trait de caractère fait partie intégrante de sa manière d’agir dès le commencement. En outre, quelques idées véhiculées choquent. Sans parler de la musique principale, la bande originale déçoit. Les dialogues deviennent chansonettes irritables sans âme difficiles à retenir ; le film, comédie musicale. Dénués d’intérêt, les doublages, notamment féminin, lassent. Sans saveur, vie, particularité, les voix ne fusionnent pas avec leurs propriétaires et ne leur apportent pas le supplément séduction nécessaire à leur finition.

***

La magie se bat toutefois pour retrouver ses lettres de noblesse. Les plus jeunes seront indéniablement ravis, les autres se laisseront charmer. Après Raiponce (2010), La Reine des Neiges ravive l’espoir de découvrir à nouveau un dessin animé complet, doté d’une richesse scénaristique, visuelle, musicale, humoristique.

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La Reine des Neigess

Bande annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19538238&cfilm=203691.html

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