Archive | décembre, 2013

La Lettre : Fred’Angelo

30 Déc

Fred 'Angelo

 » (…) Si j’avais pu connaître
L’immense vérité,
Si dans tes mains secrètes
J’avais pu deviner
Que tous les jours à paraître
Auraient un goût cendré,
J’aurais fui mes ivresses
Pour ne jamais t’aimer.

Si j’avais pu connaître
Tes yeux qui m’imploraient,
Si tes larmes discrètes
M’avaient tout avoué,
Que l’amour est traître et amer
Lorsqu’il n’est pas partagé,
J’aurais fui tes  » Je t’aime « 
Pour ne pas les gagner.

Je voulais t’écrire 
Car tes yeux seul me font frémir.
Mais l’encrier chavire,
La plume pleure, les mots soupirent.
Je ne peux écrire mon amour qui s’en va,
Et m’efface de toi.
Je ne peux me lire,
La feuille a mal à en mourir.

Labyrinthe incessant
Qui habille mes nuits.
Sens unique enivrant,
sans issus, sans abri.
Les semaines s’en lassent
Sans que mes lèvres osent parler.
Pourtant c’est décidé,
Demain je m’en irai (…) »

La lettre

Publicités

Chateaubriand

27 Déc

Chateaubriand

Si le ciel t’éprouve aujourd’hui, c’est pour te rendre plus compatissant aux maux des autres.

Chauteaubriand citation

La Fille de Papier

25 Déc

La fille de papier

16,5/20

Évasion garantie

Écrivain français à succès, Guillaume Musso présente avec La Fille de papier un divertissement à la hauteur de sa réputation.

Avant même d’entamer la lecture, le titre de l’œuvre interpelle les amoureux des livres. La découverte du résumé de la quatrième de couverture ne fait qu’envenimer la curiosité. En effet, qui n’aimerait pas rencontrer un personnage de fiction créer par son imaginaire ? Le sujet est efficace, les thèmes abordés bouleversants, les attentes respectées. Propulsée grâce à une originalité évidente, l’intrigue sait tenir en haleine. Pour reprendre les mots de Pierre Vavasseur dans Le Parisien, « la chute particulièrement soignée et surprenante » ne peut que réduire au mutisme. Heureux de se faire duper par l’adresse de l’auteur, le lecteur se délecte des rebondissements offerts à la dernière minute. Quand la vérité éclate, les aboutissants de l’aventure se devinent plus ou moins clairement, mais les surprises rencontrées en chemin satisfont son appétit. La richesse de la mise en page, couplée à une écriture fluide, simple, addictive, rend le voyage littéraire agréable. Source d’émotion, les citations confèrent aux divers chapitres qu’elles illustrent en guise d’ouverture un sens profond, poétique. L’enchaînement maîtrisé de ces derniers donne un rythme singulier au roman. La forme accroche le regard, le fond captive l’attention. Le mélange subtil des genres étonne. Quand la réalité flirte avec un soupçon de fantastique, le tour est joué. En ce qui concerne les personnages principaux, assiter à leur évolution respective séduit. 

Crédibles, sans être marquants, ils manquent cependant d’éclat, d’authenticité ; exception faîte de Billie, la fille de papier. Travaillées, leurs personnalités n’en sont pas pour autant percutantes. Leurs états d’âme ne parviennent que trop rarement à émouvoir. La description manifestement brève de leurs sentiments enfouis pourrait en être l’une des causes, même si l’influence de leur passé sur leur existence est relativement bien transcrite. Partant de cette remarque, la frontière menant à l’immersion complète, l’attendrissement, la séduction absolue demeure mince; un pas aurait semble-t-il suffit à la franchir. Bien qu’inattendue, l’explication finale méritait d’être davantage développée. Si le choc fait indiscutablement effet, une dizaine de page reste insuffisante pour relater celui du héros.

***

Loin de ces anodines faiblesses, la magie opère.

***

Guillaume Musso

Site :

https://www.facebook.com/guillaume.musso.fanpage

Petit Papa Noël

23 Déc

Papa Noël

« (…) C’est la belle nuit de Noël,
La neige étend son manteau blanc,
Et les yeux levés vers le ciel,
à genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.

Petit papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers,
N’oublie pas mon petit soulier.

Mais avant de partir
Il faudra bien te couvrir,
Dehors tu vas avoir si froid,
C’est un peu à cause de moi.

Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t’ai commandés (…) »

????

Journal : Jules Renard

20 Déc

Jules Renard

Prends garde ! Le bonheur qui déborde éclabousse le voisin.

Renard Jules

Le Hobbit : La Désolation de Smaug

18 Déc

Le hobbit

11/20

A l’ombre d’une gloire passée

Fort de ses réussites antérieures, Peter Jackson revient avec Le Hobbit : La Désolation de Smaug, deuxième adaptation cinématographique du roman de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien, Billbo le Hobbit.

Après l’engouement du public pour la trilogie Le Seigneur des Anneaux et le premier volet de la saga constituant sa genèse, l’intérêt pour l’univers de l’auteur demeure vivace. La curiosité amène le fidèle spectateur a plonger dans un monde fantastique imaginatif devenu familier. Les effets spéciaux parviennent encore à surprendre. La figure du dragon représente certainement la plus grande réussite visuelle du projet. Bien que moins variés et riches qu’auparavant, les décors restent somptueux ; la manière de filmer, digne d’intérêt. L’œil doit apprendre à s’adapter aux quarante huit images par seconde, mais cette technologie dispose de qualités appréciables. La netteté, la fluidité, la clarté se mêlent ici à une 3D impeccable. Pratiquement inchangé, le casting plaît. L’arrivée de nouveaux protagonistes apporte un supplément séduisant à l’ensemble.

Les failles perceptibles du scénario entachent cependant le tableau ; conséquence sans doute due à la volonté d’étirer l’histoire en trois opus, malgré l’unique œuvre proposée par Tolkien. En inadéquation avec le fond, la forme semble lui porter préjudice. Des longueurs inutiles s’installent. Dénué de suspens, le second chapitre n’apporte rien de plus à l’avancée des événements. L’atmosphère générale a définitivement perdu le côté sombre, intriguant, terrifiant du Seigneur des Anneaux. La comparaison n’a peut être pas lieu d’être au regard des choix effectués probablement légitimes, mais ce détail doit être mentionné, puisqu’il s’agit des prémices d’une aventure qui doit en partie son succès à cette ambiance singulière. Les elfes eux mêmes perdent en charisme, authenticité, mystère. Moins poétique, leur langage fait presque office d’ornement dérisoire. Les faiblesses évoquées rendent finalement banal un film pourtant empli de promesses.

***

A trop vouloir prolonger le plaisir, le risque est de le voir se ternir.

***

La désolation de smaug

Bande annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19540033&cfilm=186918.html

L’Horloge Tourne : Mickael Miro

16 Déc

l'horloge tourne

« (…) Un  SMS vient d’arriver, j’ai 25 ans,
Un tsunami a tout emporté, même les jeux d’enfants.
L’horloge tourne, les minutes sont acides
Et moi je rêve que passe le mauvais temps.

Dam dam déo oh oh oh, dam dam déo oh oh oh oh (…) »

 

Mickael MIro

La Recherche de l’Absolu : Honoré de Balzac

13 Déc

Honoré de balzac

L’amour n’est pas seulement un sentiment, il est un art aussi.

Balzac

La Princesse de Montpensier

11 Déc

La princesse de Montpensier 2

11.5/20

Une romance à découvrir

Sélection officielle du Festival de Cannes 2010, La Princesse de Montpensier n’est autre que l’adaptation cinématographique de la nouvelle de Mme de La Fayette, réalisée par Bertrand Tavernier.

La bande annonce interpelle les amateurs du genre ; le film tient ses promesses. Le pacte avec le public étant respecté, le sentiment final ne peut qu’être positif. Pas de réelles surprises au niveau du scénario, mais la simplicité touchante qui s’en dégage a son charme. La fibre littéraire semble imprégner chaque plans, décors, scènes, dialogues. Le spectateur écoute et voit ce qu’il pourrait lire. Au delà des images offertes à l’écran, imaginer l’univers plus fourni de l’écrivain s’avère plaisant. Poétique, l’atmosphère offre une sensation de quiétude en contraste avec la guerre et les méandres des relations amoureuses. Le casting ne laisse pas indifférent. Crédibles, les acteurs offrent un spectacle se rapprochant de l’art du théâtre. La présence de Lambert Wilson (comte de Chabannes) relève sensiblement le niveau. Rencontré sous différentes facettes dans, entre autres, Hannibal Lecter : Les Origines du Mal (2007), ou Un long dimanche de Fiançailles (2004), Gaspard Ulliel (Henri de Guise) ne cesse de surprendre. Le cinéma français n’a pas d’inquiétude à avoir.

En ce qui concerne Grégoire Leprince-Ringuet (prince de Montpensier), sa prestation légèrement décalée illustre un manque de maturité au regard de son rôle. Sa mauvaise élocution entraîne, par ailleurs, des désagréments au niveau de la compréhension de ses répliques. Peu développée, la personnalité des personnages méritaient d’être davantage soulignée. Le déroulement prévisible des événements peut déranger. « Les histoires d’amour finissent mal en général » ; cette romance fictive ne déroge guère à cette règle. L’espoir tient néanmoins en alerte jusqu’à la chute, même si l’exploration de l’émoi des protagonistes paraît superficielle. Les repères spatiaux temporels font défaut à l’ensemble. La fuite silencieuse du temps est effectivement mal représentée. Un enchaînement médiocre des actions en découle. La fluidité en souffre. Sans grande importance dans le registre en question, un dernier point doit être soulevé; car malgré des efforts perceptibles, les effets spéciaux sur les champs de bataille laissent à désirer.

***

Avis à la gente féminine avide de fiction romantique sans fioriture dérisoire.  

***

La princesse de montpensier

Bande annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19141475&cfilm=136359.html

Au Clair de tes Silences : Richard Cocciante

9 Déc

Richard Cocciante

« (…) Au clair de ses grands yeux 
Je n´irai plus dormir; 
Au clair de ses grands yeux 
Je n´irai plus mourir.
Au clair de ses matins 
Où dorment ses soleils ,
Au clair de mon chagrin ,
S´envole l´hirondelle.
Au clair de ses histoires 
Je n´existerai plus;
Au clair de sa mémoire 
Un jour je me suis perdu.

Mais ce qu´elle ne sait pas 
C´est que je l´aime encore,
Mais ce qu´elle n´entend pas 
C´est que je l´aime fort.
Au clair de ses silences 
J´ai brisé mon amour, 
Comme des vagues blanches 
Sur des rochers trop lourds, 
Comme un oiseau blessé 
Qui a brisé ses ailes.
Je voudrais m´arrêter 
Et éteindre le ciel;
Je voudrais m´allonger 
Et tuer le soleil (…) »

Au clair de tes silences

%d blogueurs aiment cette page :