Cinquante Nuances de Grey

9 Juil

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19/20

Une explosion de sensations

Cinquante Nuances de Grey, premier tome de la saga Fifty Shades, ouvre les portes d’un univers envoûtant, captivant, intriguant, inoubliable, dont l’écrivain E. L. James a trouvé les clés.

Le romantisme épouse l’érotisme pour créer un mélange explosif, sensuel, attractif, addictif. Cette obsession provient essentiellement du charme magnétique du personnage phare du roman, le ténébreux, mystérieux, irrésistible, Christian Grey. Le titre évocateur donne un avant-goût de ses nuances exquises en mesure d’ensorceler autant sa conquête, Anastasia Steele, que les lectrices subjuguées. Sa beauté atypique, son attitude, son assurance, son autoritarisme démesuré, son audace, ses ressources financières, ses performances d’amant hors pair, à l’image de ses tendances sexuelles discutables, le rendent incroyablement sexy et, en même temps, paradoxalement effrayant. La personnalité travaillée de cet être de fiction, qui embraserait les fantasmes les plus osés, est sans doute la cause du succès mondial de l’œuvre. Il possède une réelle consistance, prend vie, se matérialise aisément dans l’imaginaire. Les descriptions de l’écrivain sont explicites. Le peu qui est révélé à son sujet en dit long. Au fil des minutes, le lecteur prend plaisir à découvrir ses secrets ; mystères dévoilés naturellement, progressivement. Derrière la folie, un sex-appeal déstabilisant, une apparence avantageuse, se cache un homme tourmenté au passé troublé. Conquise par son aura dévastatrice, l’héroïne s’enflamme, s’égare, défaille. Désarmée, elle ressent l’envie de le découvrir, le protéger, l’aider. Le duo fonctionne. Les lacunes au niveau de sa description physique permettent l’identification au personnage. Ce choix de l’auteure n’est pas anodin. Il présente un atout évident. La gent féminine ressent instinctivement l’envie de ressembler à cette femme ordinaire, qui parvient à attirer dans ses filets un mâle inaccessible ; tandis que la gent masculine peut aisément imaginer la créature de ses rêves. Belle, mais simple, intelligente, mais discrète, téméraire, mais maladroite, E. L. James a trouvé le juste milieu idéal. La tension sexuelle palpable tout au long de l’aventure tient en haleine. Mélange entre sexe et sentiment, le concept attise la curiosité par sa nouveauté. Par ailleurs, le livre ne comporte pas de scènes choquantes, crues, obscènes, vulgaires. La romance singulière présentée convient, de ce fait, à un large public. La diversité d’écriture est également une force. Les dialogues, les échanges de messages électroniques, les petits mots, tout a un sens, une importance. Le texte est vivant. Les mots, phrases, pages, chapitres, se dévorent avidement.

Malgré son côté inédit, un fil conducteur perceptible, ou encore une toile de fond solide sur laquelle découle une relation insolite, le scénario demeure simple. Aucune histoire périphérique n’empiète sur la principale. La linéarité qui en ressort peut lasser, comme certaines répétitions, concernant notamment  les mimiques, manies, gestes, des protagonistes. Outre la place majeure qui est la sienne, l’aspect érotique demeure politiquement correct. Des détails plus croustillants pimenteraient davantage l’ensemble. En ce qui concerne la chute de ce premier tome, elle est manifestement trop abrupte. Le retournement de situation laisse perplexe. Le rebondissement final fait son effet, puisqu’il accroche, mais cette fracture amène à penser que l’idée était préméditée. Même si logiquement elle l’était, cette évidence ne devait en aucun cas être perceptible lors de la lecture. Ce faux semblant dérange et vient ternir la fin de ce premier volet.

***

Avec ce commencement explosif, le Best-Seller possède indéniablement les armes pour séduire. Encore jamais vraiment exploité, ou connu, dans le domaine littéraire, l’originalité du sujet embrase les ventes. Les romantiques seront happés par cette envolée mystique regroupant les ingrédients indispensables du genre, les plus avertis découvriront cinquante nuances irrésistibles que des scènes purement pornographiques ne peuvent offrir. Pour conclure sur une anecdote alléchante, une adaptation cinématographique serait actuellement en projet. Plusieurs acteurs, dont Ryan Gosling, Matt Bomer, Ian Somerhalder, Michael Fassbender, et Henry Cavill, entre autres, sont pressentis pour tenir le rôle de monsieur Grey. Matt Bomer, Henry Cavill, ainsi que Ian Somerhalder, en auraient effectivement l’étoffe. Henry, pour sa beauté froide, brute, insolente, intense ; Matt Bomer pour sa classe, son charisme, la virilité fragile qui se dégage de sa personne ; Ian pour son potentiel, son regard de braise, son sourire diabolique, sa nonchalance naturelle, que le spectateur peut retrouver dans la série The Vampire Diaries, où ses multiples facettes et son talent sont dévoilés au grand jour. A rêver.

***

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Site :

http://www.eljamesauthor.com/

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5 Réponses to “Cinquante Nuances de Grey”

  1. Fashion Mayann juillet 9, 2013 à 11:46 #

    Comme Victoria Beckham (qui s’était exprimée sur le sujet dans le « Glamour » américain), je pense que Christian Bale (même s’il est, je crois, plus vieux que le personnage) serait parfait pour ce rôle (il était si dark et intense dans « American Psycho » que même Kanye West s’inspire de lui pour sa dernière vidéo !).

    • loralorapa juillet 9, 2013 à 12:27 #

      Je suis d’accord, il correspondrait parfaitement lui aussi :p, le seul soucis c’est l’âge (39), le perso n’a que 27 ans…
      Quoi que Ian Somerhalder en a 34, c’est aussi un peu trop, mais il fait déjà plus minot de visage.
      En tout cas ils sont craquants ❤

  2. http://oliwp.wordpress.com/ juillet 16, 2013 à 3:41 #

    je ne le lirai pas, … car les extraits que j’ai entendu ne m’ont pas donné vraiment « envie », peut-être était-ce les lectrices qui ne me donnait pas envie? 😉 …d’une part pour éviter toute influence littéraire (?) contemporaine et d’autre part car « Le » sujet sans intrigue perd probablement de sa saveur?
    Je préfère lire les critiques de Lora ❤

    • loralorapa juillet 16, 2013 à 3:22 #

      mdr 🙂

      J’avoue que le livre est davantage destiné aux dames, mais j’ai eu des échos masculins pas trop mal… ^^

      Pour tout avouer, je suis en train de lire le deuxième tome et l’histoire perd de sa saveur… XD

      Le premier se dévore par contre 🙂

      Mais je comprends tes réticences… ^^

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